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Le P2P rédemption

February 18th, 2007 · No Comments

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Je crois que c’est indiscutable, 2006 est inscrit dans l’Histoire du Net comme l’année de l’irruption en ligne de la VOD (video on demande). Le succès phénoménal de YouTube qui a entraîné une multitude de clones, a augmenté massivement le trafic sur le Net au même temps. Quelques chiffres pour ce qui concerne YouTube – 100 millions vidéos regardés chaque jour, 65.000 vidéos ajoutées chaque jour, YouTube a déjà ramassé une base de données de plus de 45 terabytes !

Le débit de trafic est arrivé à un point où, certaines parlent de ‘bottleneck’ ou ‘Network meltdown’ – pour signaler un éventuel réseau en panne, bouché par les exigences supplémentaires que sollicitent tout ces vidéos, sur la bandes passante. L’Internet n’est pas étranger à des tels propos apocalyptiques, certes - loin de là. Et jusqu’ici les FAI ont toujours trouvés les moyens d’alimenter la demande, souvent avec l’aide d’une nouvelle technologie arrivant pile à l’heure. Cette fois ci, celui qui va peut-être sauver la diffusion rapide des signaux numériques est une technologie qui existe belle et bien déjà, le P2P.

Le peer-to-peer soulage des réseaux en permettant à chaque ordinateur, équipé du logiciel, de jouer le rôle de client et serveur ainsi créant une décentralisation plus accentuée. C’est là l’origine du terme peer (ou pair) : les communications et les échanges se font entre des nœuds qui ont la même responsabilité dans le réseau.

Selon CatchLogic les téléchargements P2P sont responsables déjà de 60 % du trafic sur le Net, et 60 % de cette chiffre est dévoué à le téléchargement des vidéos. Mininova, qui regroupe les Bittorrents - a été une des dix premiers mots recherchés sur Google dans 2006 rappelons-nous. Bittorrent, un application avancé de P2P qui optimise la bande passante en utilisant des fichiers découpés et des pairs multiples, toujours les plus accessibles - au lieu d’un fichier entier, échangé entre deux pairs - est crédité avec d’autres logiciels P2P de la dernière génération comme Overnet (créé par les créateurs d’ eDonkey) et Grabit, pour 35 % du trafic d’échange de fichiers sur le net.

Pour beaucoup d’internautes sans oublier les dirigeants des Maison de disques pour lesquels les noms Napster et Kazaa resteront gravés dans leurs mémoires, à jamais - le réseau P2P est synonyme de la piraterie numérique. Continuer à y penser ainsi se résume à l’ignorance totale des tendances actuelles dans ce domaine. Ce n’est plus juste une question d’échange de fichiers piratés. La téléphonie par exemple : des logiciels comme Skype permettent de téléphoner gratuitement par Internet, reposent sur un réseau P2P. La soi-disant révolution télévisuelle qui nous attend va passer par le P2P ou, il ne passera pas, pas encore. L’architecture décentralisée offre de nouvelles perspectives, par l’affranchissement des limites actuelles de la bande passante.

Même le BBC - que les Anglais appels La vieille tante, pour tout dire - utilise P2P pour diffusés ces vidéo en streaming (flux continus) et développe actuellement un peer-to-peer lecture de multimédia, le iPlayer. On prononce en anglais peer-to-peer comme pire-tu-pire - je vous laisse le soin pour les jeux de mots.

Tags: En Vrac · Applications · P2P

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